Gabriel Fauré
Compositeur français
né le 12 mai 1845 à Pamiers, Ariège, mort
le 4 novembre 1924 à Paris.
Fils d’un instituteur
devenu directeur d’école normale, Gabriel Fauré
suit dès l’âge de 9 ans les cours de l’école
de musique fondée en 1853 par Louis Niedermeyer. Elève
et ami de Saint-Saëns qui lui a fait découvrir Schumann,
Liszt, Wagner – il ira entendre l’Or du Rhin et La
Walkyrie à Cologne en 1878 et la Tétralogie à
Munich en 1879 – c’est comme organiste que Fauré
fait ses débuts à Rennes (1866).
Après la guerre
de 1870, on le retrouve titulaire à Saint-Honoré
d’Eylau, et il participera à la fondation de la Société
nationale de musique. Nommé en 1877 maître de Chapelle
à la Madeleine, il retrouve cette même année
l’école Niedermeyer, comme professeur. |
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Parallèlement,
il est un hôte apprécié des salons parisiens
où son caractère, ses qualités pianistiques
et d’improvisation font merveille : il sera d’ailleurs
fiancé un temps à l’une des filles d la célèbre
cantatrice Pauline Viardot qui animait un salon réputé.
En 1892, Fauré est nommé inspecteur des Conservatoires
; en 1896, il est titulaire du grand orgue de la Madeleine, puis
succède à Massenet comme professeur de composition
au Conservatoire, où il comptera de nombreux et prestigieux
élèves : Florent Schmitt, Charles Koechlin, Nadia
Boulanger, Maurice Ravel.
A partir de 1903, le compositeur
est atteint de troubles auditifs qui évoluent vers une
surdité quasi totale, ce qui ne l’empêche pas,
lui qui n’était pas passé par l’enseignement
officiel du Conservatoire, d’en devenir le directeur en
1905. En 1909, c’est l’Institut (Académie des
Beaux Arts) qui l’accueille en son sein.
C’est un homme au
faîte de la gloire qui s’éteint en 1924, et
à qui la patrie reconnaissante accorde l’ultime honneur
des obsèques nationales.
Le nom de Fauré
est indissociablement lié aux mélodies, aux pièces
pour piano et à la musique de chambre, dont il est le véritable
créateur en France. Mélodiste de tout premier plan,
sa musique se marie remarquablement aux poèmes de Verlaine,
Hugo, Jean de la Ville de Mirmont, Armand Silvestre… Ses
pièces pour piano, éloignées de tout effet,
sa contribution majeure à la musique de chambre (Quatuors
pour piano et cordes, sonates pour piano et violon…), son
célèbre Requiem (1887) le placent aux côtés
d’un Debussy et d’un Ravel parmi les grands compositeurs
qui régénérèrent la musique française
au tournant du siècle. |