
Steve Gadd
Batteur et percussionniste
américain né à Rochester, New York le 9 Avril
1945.
Un oncle qui joue de la grosse caisse dans une formation militaire,
lui enseigne les rudiments du métier lorsqu’il a
sept ans. En 1956, Dizzy Gillespie joue dans un club local : le
jeune tambour fait le bœuf avec lui. L’année
suivante, on lui offre sa première batterie et ses premières
vraies leçons. Avec son frère, il donne quelques
petits spectacles de claquettes et batterie, puis, après
avoir tâté du rythm and blues et du rock ans roll,
il étudie à la Manhattan School of Music pendant
deux ans , avant d’entrer à l’Eastman School.
Simultanément, il joue avec Chuck Mangione, Chick Corea,
Joe Romano et Frank Polero. Ses études terminées,
il est mobilisé et reste trois ans dans un orchestre militaire.
Libéré, il travaille dans un big band de Rochester
puis forme un quartette avec Warren Bernhardt (claviers), Eddie
Gomez et George Young. En 1972 naît un trio avec Tony Levin
et Mike Holmes, formation qui lui donne l’occasion, avant
de se dissoudre, de s’installer à New York. Sa réputation
fait vite le tour des studios. Il enregistre notamment avec Chet
Baker en 1974. En 1974-75, il entend dans un club ce qui deviendra
le groupe Stuff : G. Edwards, C Parker, C. Dupree puis E. Gale
et enfin R. Tee. Il entre dans la formation. Vers la fin des années
1970, outre des enregistrements avec C. Corea (1978), B. Sidran
(1978), etc.., il est l’un des membres fondateurs de Steps
Ahead, avec les frères Randy , Mike Brecker et Mike Mainieri. |
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Il cédera bientôt sa place à
Peter Erskine (1981), pour retourner vers des collaborations multiples
Corea, M. Sato, Manhattan Jazz Quintet… On peut l’entendre
avec Joe Farrell, Herbie Hancock, Bob James, George Benson, etc…
mais aussi, conséquence de son travail en studio, avec
des artistes aussi divers que Paul Simon, All DiMeola, Stevie
Wonder, Paul McCartney, Aretha Franklin, Barbra Streisand…
En 1988, il tourne à la tête du Gadd Gang.
Un modèle de technique pour des générations
de batteurs. Sa grande force : l’aisance égale qu’il
déploie dans les pulsations ternaires et binaires, et une
sonorité sèche identique pour tous les styles de
musique. Il est reconnaissable à sa frappe d’une
netteté exceptionnelle, à un son de fûts très
mat, à son travail en « roulements alternés
», et à sa rigueur de tempo qui a pu faire qualifier
son jeu de métronomique. Batteur d’accompagnement,
il affectionne toutefois les solos avec soutien de la rythmique.
Jouant parfois avec deux baguettes dans chaque main, il évoque
alors le son des percussionnistes latino-américains.
Sa discographie : Automn Leaves (C. Baker, 1974);
avec C. Corea : Samba Song (1978) ; « Three Quartets (1981)
Seven Steps to Heaven (1978); Not Ethiopia (1981); Cajuput Trip(1985)
;“My Funny Valentine”(1986) ; Things Ain’t What
They Used To Be (1988).
Les informations figurant ci-dessus proviennent
de l'excellent "Dictionnaire du Jazz" aux éditions
Robert Laffont dont Phillipe Carles, André Clergeat et
Jean-Louis Comolli sont les auteurs.
Elles ne sont reproduites ici que dans le but d'informer et de
vous donner l'envie de vous procurer cet ouvrage.
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