Wynton Marsalis
Trompettiste américain
né à la Nouvelle Orléans, Louisiane, le 18
Octobre 1961.
Prénommé Wynton par son père en hommage à
Wynton Kelly. Fils d’Ellis et frère de Branford,
il a six ans lorsqu’Al Hirt, alors employeur de son père,
lui offre sa première trompette. Il prend des leçons
avec John Longo et joue avec l’orchestre de Danny Baker
(il a huit ans).. E ; 1968, il participe aux cours d’été
du Berkshire Music Center de Tanglewood, y reçoit un prix
et est remarqué par Gunther Schuller. En 1975, il joue
le Concerto pour trompette de Haydn avec le New Orleans Philharmonic.
Il joue aussi dans divers orchestres de funk ou de jazz, dans
des fanfares, etc. Il étudie la musique classique au New
Orleans Centre for Creative Arts (son père y est professeur
de jazz) et, en 1979, prend la direction de New York et de la
Juillard School. Il entre un soir dans le club où
jouent Art Blakey et ses Messengers et passeune audition. Il est
engagé. En 1980, outre ses activités avec Blakey,
on l’entend dans la fosse d’orchestre d’un show
de broadway (« Sweeney Todd »), il travaille avec
le Brooklyn Philarmonic et un orchestre symphonique mexicain.
L’année suivante, il entre dans la formation de Herbie
Hancock, T. Williams et R. Carter. En 1982, il dirige un quintette
et joue un peu partout aux USA.
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Après
un disque avec le quartette de Hancock, est publié le premier
album sous son nom (1982). Il participe à la rencontre
« Young Lions of Jazz », se lance ensuite dans une
grande tournée européenne (triomphale), suivie d’une
tournée japonaise et, en décembre 1982, profite
d’un séjour londonien pour enregistrer son premier
disque –des concertos de Haydn, Hummel et Léopold
Mozart. Dès lors, il continue d’alterner les activités
dans le milieu du jazz, concerts et disques avec des tournées
classiques et diverses collaborations avec des orchestres symphoniques.
Sa jeunesse, sa très rare maîtrise de l’instrument,
autant dans l’univers classique que dans celui du jazz,
ont fait de Wynton Marsalis le prodige des années 80. Par
une intégration des éléments saillants de
l’histoire du jazz, il est parvenu à une synthèse
personnelle de toutes les influences : comme Armstrong et Cootie
Williams, il recourt parfois à une sourdine « cup
mute » ; il doit à Dizzy Gillespie son articulation
vertigineuse sur tempo rapide ; au Miles Davis des années
60 la sonorité voilée de la sourdine Harmon, plus
une manière de faire tourner la rythmique et de solliciter
un accompagnement ; à Clifford Brown, un son cuivré
et une approche mélodique très séduisante
; à Lee Morgan, enfin, les effets d’articulation,
de pistons et de coups de langue. Marsalis est peut être
d’abord un représentant du « revivalisme »
hard bop, qui reprend le fil du jazz où il s’était
interrompu au milieu des années 60 mais avec des moyens
contemporains et une technique parfaite. On le reconnaît
à sa sonorité timbrée, à une articulation
exceptionnelle qui mobilise détaché simple et coups
de langue doubles ou triples issus de la technique classique,
et à sa manière particulière de phraser binaire
sur une rythmique ternaire.
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